Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

     Kébir.

Berlin Juin 2010 - Reportage 416

DSC00736Presse-africaine-a-Paris

26 septembre 2021 7 26 /09 /septembre /2021 14:34

La liste des 93 membres du Conseil National de Transition rendue publique le 24 septembre 2021 en début de soirée continue, à bien des égards, de susciter de la frustration, voire de l'indignation chez beaucoup de Tchadiens qui n'ont pas manqué de l'exprimer soit à l'aide d'une plume soit au moyen d'enregistrements vocaux ou vidéos.

Quant à la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution ("CPDC"), à travers un communiqué portant le numéro "005", daté du 25 septembre 2021 et signé de son rapporteur, elle menace de passer à la vitesse supérieure pour faire entendre sa colère.

La "CPDC" conclut son communiqué sur un ton rageur, voire belliqueux, arguant qu' "elle se réserve le droit de donner une suite politique appropriée à cette forfaiture que vient de commettre le CMT."

Jusqu'à quand les membres de la Coordination des partis pour la défense de la Constitution vont-ils continuer de se perdre ainsi en conjectures ? Quand est-ce qu'ils se rendront compte que la Constitution qu'ils prétendent défendre est dissoute voilà un quart de siècle ? 

Les "cpdcistes" oublient-ils, en effet, que leur singulière raison d'être se limite à la "défense" de la Constitution issue du référendum du 31 mars 1996 ?

Le temps a-t-il rendu si amnésiques les "défenseurs" de cette Constitution vieille d'un quart de siècle ? 

Car, faut-il le rappeler, cette Loi fondamentale issue du référendum constitutionnel du 31 mars 1996 fut oblitérée et supplantée par trois autres Constitutions (celle du 6 juin 2005 ; celle du 4 mai 2018 ; et celle du 14 décembre 2020) !

Eu égard à cette mission qu'ils se sont astreints eux-mêmes de prime à bord, les membres de la "CPDC" ne peuvent pas oser émettre le moindre vœu d'intégrer tout autre organe législateur, fût-il le Conseil National de Transition ! 

Car les prérogatives assignées à cette "assemblée transitoire et provisoire" consistent à élaborer l'ébauche d'une nouvelle Constitution qui sera proposée au peuple tchadien. Lequel peuple l'approuvera ou la déclinera par un référendum qui lui sera soumis. Ce qui est contraire aux aspirations de la "CPDC" qui reste nostalgique à une Constitution vieille de 25 ans et qui n'existe plus.

Le jour où les membres de cette fiction "institutionnelle" ex nihilo vont se rendre à l'évidence, alors la raison l'emportera sur les passions.

En tout état de cause, les "avocats défenseurs" de l'inexistante Constitution doivent :
1 - Prendre leur courage à deux mains pour annoncer à haute et intelligible voix (l'idéal serait par voie de presse !) l'inexistence effective de cette [dés] organisation - la "CPDC" ;
2 - Faire le deuil à posteriori de la Constitution du 31 mars 1996.

C'est seulement après la reddition de cette perpétuelle forfaiture que les membres  de la "CPDC" pourraient, en harmonie avec leur conscience, solliciter une nomination au Conseil National de Transition (malheureusement c'est trop tard) !

La liste des 93 lauréats dévoilée en grande pompe restera figée, pour l'éternité, dans les annales de l'Histoire politique du Tchad même s'ils ne répondent pas forcément, tous, aux critères exigés et aux compétences normatives requises pour abattre un travail législatif efficace, pointu et cohérent ! 

Je tiens à adresser mes félicitations aux nouveaux Conseillers de la Transition.

Partager cet article
Repost0

commentaires